MAJ 06/07 : vous pouvez télécharger mon article "l'incontournable basculement" que j'avais écrit pour le tome 1 du Petit Précis d'Efficacité Collective, et voir ma note du 30/04/07.
Un basculement s’est produit ces dernières années dans le passage des étudiants en entreprise. Auparavant, cela signifiait un saut de qualité dans les conditions de travail, les technologies, les machines, avec le plaisir et la motivation qu’il engendre. Désormais, c’est l’inverse. PC portable, téléphones de plus en plus « smart », web, blogs, wiki, wifi, skype, ils se sont emparé de tout ce qui sert à communiquer et à partager mieux, plus vite, plus personnel, plus simple. Bref, ils sont web 2.0 ;-) L’arrivée en entreprise, c’est la douche froide. Et la taille du pommeau est souvent proportionnelle à celle de l’entreprise.
Désenchantement technologique ? pas seulement. Culturel aussi. Les barrières technologiques sont le miroir des cloisons organisationnelles et culturelles. Prenons l’exemple des blogs en entreprise, qui ont en général deux ennemis principaux : la DSI, dont le pouvoir de résolution ne permet pas de « voir » un outil aussi peu cher et complexe, et la DIRCOM (interne) qui a souvent fonction de Direction du Contrôle de la Communication Interne, c’est-à-dire s’assurer que la douche (encore) qui va du haut vers le bas mouille bien toutes les têtes. Comme le souligne Jean-Pierre Corniou dans son excellent article, il « faut changer la culture entrepreneuriale dans ses relations avec l’informatique ». Oui mais surtout abandonner sa culture du « control/command », très efficace avec les machines, beaucoup moins avec une organisation complexe dans un monde du même type. « 42. De même que dans les marchés en réseau, les personnes se parlent directement à l'intérieur de l'entreprise - et pas uniquement à propos des règles et régulations, des directives du conseil d'administration, et des résultats financiers. ». Cà vous dit quelque chose ? Le SI d’une entreprise est le miroir de son organisation et de sa culture. Si on change l’un, il faut être prêt à changer l’autre.
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