Ecole primaire à Paris, classe de CE2, réunion de rentrée. L’instituteur (pardon, le professeur des écoles) explique sa démarche pédagogique devant les parents d’élèves : « Il n’est pas question de transmission de connaissances, mais de l’élaboration par les élèves de leurs connaissances. On aide les élèves à élaborer leurs propres connaissances. » Après l’énoncé des programmes, des horaires et des fournitures scolaires, ça réveille !
Et si les entreprises avaient à apprendre de l’école primaire et de l’IUFM ? Changez un mot, et vous y êtes : « Il n’est pas question de transmission de connaissances, mais de l’élaboration par les collaborateurs de leurs connaissances. On aide les collaborateurs à élaborer leurs propres connaissances. »
On, qui ? Là aussi, voici la réponse : le professeur –traduisez : l’expert- bien sûr, mais « on s’appuie aussi sur leur dynamique de groupe, leur aide et collaboration naturelle réciproque, et sur la justification de ce qui est dit » ; « on travaille sur l’erreur… » ; « on éveille leur capacité à entrer dans un débat et à écouter l’autre ». No comment. Je sens que je vais apprendre beaucoup de choses sur mon métier grâce à ma fille, cette année. Merci, Monsieur l’instituteur !
PS : cherchez "transmission des connaissances" sur Google, et vous trouverez 134 000 réponses. Il y a du travail...





