marcher, courir, nager...
Nos pères marchaient, nous avons appris à courir, après le temps, le progrès, les délais, les coûts, les réformes, l'inflation et les clients. Marcher et courir, c'est la même chose, sauf que vous n'avez plus le temps de regarder autour de vous. Dans les deux cas, le contact avec le sol donne action-réaction, control-command, un pas est un pas.
Et quand on nous demande de courir de plus en plus vite, control-command, control-command, celà veut dire optimiser, serrer les coudes, pardon les coûts, les pieds sur la bottom line et la tête tournée vers l'horizon du quarter. Plus vite. Plus vide.
Alors quand on vient parler aux coureurs essoufflés de web 2.0, de logiciels sociaux et d'entreprises dynamiques, ils prennent peur : courir encore plus vite ? Non. Il ne s'agit plus de courir. Regardez les navigateurs du Blue Ocean. Ils ne courent pas, ils nagent. Ils abandonnent l'illusion action=réaction et savent que leurs mouvements changent la dynamique de ce qui les entoure, avec des réactions indirectes, et imprévues ; ils acceptent le risque de la noyade ; ils sont nus et tous leurs muscles sont sollicités. Arrêtons de courir, apprenons à nager. Et si Nextmodernity a choisi le symbole de la grenouille, c'est qu'après tout, pour vous accompagner, il faut bien qu'elle soit un peu amphibie...
[un petit clin d'oeil à Bertrand Duperrin et à son image d'information liquide et solide... Bertrand, quand elle sera gazeuse, on apprendra à voler ?]
crédit photo : fotolia






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