l'épris de la confiance
Je sors de mon hibernation [comme le short-tail de la photo] pour vous conseiller -si vous ne l'avez pas encore acheté- le livre de Martin Roulleaux-Dugage, au titre actuel bien marketing (Organisation 2.0) ; je préférais "Le prix de la confiance", celle que Martin
Roulleaux-Dugage nous a faite en nous prêtant l'an dernier les premières
versions de son livre sur son blog : "Le prix de la confiance"
est de loin le livre que j’ai le plus recommandé à mes étudiants et clients
cette année. Non parce qu'il est particulièrement révolutionnaire, mais parce qu’il est un des premiers à parler de la confiance autrement
qu’en incantations ; parce qu’il est littéralement applicable sans jamais être injonctif ni ennuyeux ; parce
qu’il est écrit par quelqu’un qui connaît de l’intérieur les entreprises et
sait les regarder de l’extérieur. L'interview de Martin est sur la librairie nextmoderne, bien sûr, avec seulement une partie des questions que je voulais lui poser. Les autres (voir dans la suite du post), je vais les mettre sur le groupe organisation 2.0 de facebook.
[merci à Marilyn "deerluvr" pour la photo "out of hibernation"]
les questions auxquelles Martin Roulleaux-Dugage a -pour l'instant- échappé... mais elles commencent à être sur facebook :
- Le bouleversement de notre vision de la connaissance induite par sa numérisation et mise en liens massive (voir en particulier le livre de David Weinberger "Everything is miscellaneous") ne va-t-il pas par effet miroir rendre indispensable un bouleversement de nos organisations ?
- L’organisation des entreprises sera-t-elle demain du type net-centric comme vous le souhaitez –et nous proposez des moyens d’y parvenir- ou du type « hypercapitalisme » comme annoncé par de nombreux auteurs (comme Jeremy Rifkin et en France Paul Ariès), et dont on a vu dans les crises récentes ou actuelles le vrai visage (sub-primes, S.G.) ?
- Pas d’organisation 2.0 sans crise –çà c’est facile à trouver- mais surtout sans un PDG qui la décide, et 5 à 10 ans devant soi, affirmez-vous. Sait-on en France quels % d’entreprises : 1) ont déjà franchi le pas avec succès ; 2) sont en train de le faire (donc en pleine période 5-10 ans) ; 3) ne l’ont pas encore fait ; 4) ont échoué à faire le pas
- Il y a deux sortes de dirigeants, affirmez-vous, les « créateurs » et les « opportunistes » ; est-il possible pour un dirigeant, de changer de peau en cours de route, ou sont-ils marqués à vie ?
- Peut-on passer à une organisation 2.0 sans grand changement technologique ? plus généralement, l’organisation 2.0 repose plus que les modèles précédents sur la confiance, la motivation et les relations interpersonnelles, en bref sur les personnes. N’y a-t-il pas une contradiction apparente avec l’envahissement technologique propre au web 2.0 et à ses outils ?
- Le 9ème commandement de votre décalogue est : « tu leur donneras la maîtrise du SI » : comment gérer la crise de légitimité et d’organisation du S.I. de l’entreprise, dont le pouvoir de nuisance serait considérable en cas de blocage ?
- Quels conseils donneriez-vous aux organismes de formation, notamment de nos futurs managers et ingénieurs, pour les préparer à vivre dans une organisation 2.0 ou plus vraisemblablement à aider leur future entreprise à sauter le pas ? (conseils aux directeurs des études et de la recherche, aux enseignants, aux étudiants, …)
- Quel rôle joue la « participation » (que vous évoquez au travers de la signature ou de l’identité numérique) dans l’organisation 2.0 ; est-ce un complément aux approches collaboratives, une condition préalable, ou un 1er degré de collaboration « passive » ?
- arrive-t-on à un palier dans le développement des technologies web 2.0, ou n'a-t-on encore rien vu ?
- Quel sera l’impact des nouvelles générations « digital natives » dans les entreprises : vont-elles précipiter les crises, ou peuvent-elles être un vecteur de changement, quand, affirmez-vous, c’est le PDG qui est le pivot du changement ?
- Dans la transformation vers une organisation 2.0, quels types d’employés ou collaborateurs seront-ils les plus grands freins ? est-ce une question de mentalité (esprits analytiques ou synthétiques, goût du pouvoir [celui de contrôler]) ou de rôles ?
- Comment survivre aujourd’hui dans des entreprises schizophrènes qui à la fois nous imposent un contrôle de plus en plus serré et analytique de nos activités et de notre temps, et nous demandent d’être de plus en plus réactifs et innovants ce qui comme vous le soulignez exige de « rendre un espace de liberté aux employés » ?




