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Usages 2.0 par NEXTMODERNITY : Usages professionnels web 2.0, communautés, travail collaboratif, réseaux sociaux

Collaboratif

08 juin 2009

Que penser de l'appel à projet Web 2.0 et serious gaming du gouvernement ?

Euroerba(pour 01net) Avant tout quelques chiffres. Le marché français du jeu vidéo représente 6,7 % du marché mondial, celui des serious games seulement 0,6 % : le transfert de compétences d'un secteur à l'autre s'impose en effet. Le marché professionnel du Web 2.0 pèsera 4,6 Md$ en 2013 selon Forrester, ce qui correspond à une croissance annuelle de 46 %. Ce serait dommage de rater le train !

On apprend beaucoup de choses de l'appel à projet du gouvernement et d'abord une définition courte et efficace du Web 2.0 : « Les services participatifs et sociaux sur Internet ». Participatif : où les internautes agissent. Sociaux : où ils interagissent. Limpide. Ensuite, l'orientation clairement professionnelle de l'appel ; les jeux : sérieux ; le Web 2.0 : pour les entreprises.

Enfin, l'ouverture vers les projets de nouveaux usages, au delà des technologies ! C'est, je l'espère, un début de prise de conscience que pour le Web – qu'il soit Internet ou Intranet – la technologie ne suffit pas pour faire basculer les usages et la culture d'une logique hiérarchique et cloisonnée vers une dynamique en réseau et ouverte. On ne peut pas utiliser avec efficacité les outils 2.0 avec une culture 1.0, et les entreprises doivent être accompagnées et formées pour combiner leur culture avec ces nouvelles approches. Le coût décroissant des outils Web 2.0 ne doit pas masquer le nécessaire investissement en services et formation.

Sur quel terrain, en ce qui concerne le Web 2.0, arrive cet appel d'offres ? Côté éditeurs, nous n'avons pas en France à rougir de la comparaison avec les Etats-Unis ou avec le reste de l'Europe. Affinitiz, Bluekiwi, Feedback20, Jamespot, Personall, Portaneo, Seemy, Slideo, Talkspirit, Xwiki, Yoolink sont toutes des solutions dédiées aux entreprises, déjà technologiquement matures, développées par des sociétés françaises (eh oui, le nom est trompeur) et dont le marché est international (mes excuses à ceux que j'ai oublié, merci de vous signaler). Un coup de pouce pour leurs innovations sera le bienvenu. Côté sociétés de services, l'offre est plus jeune, comme d'ailleurs la prise de conscience d'un besoin d'accompagnement des usages, mais la présence de quatre d'entre elles pour la première fois au Salon Intranet 2009 est un signe encourageant.

Certes le délai est bien court pour le dépôt de dossier (avant le 6 juillet) et comme le souligne l'article de 01net., les examinateurs auront plus de temps pour étudier les dossiers que les candidats pour les rédiger, mais cela privilégiera des projets déjà en gestation, donc courageux en ces temps d'investissement frileux.

Bonne chance donc aux candidats, et rendez-vous en septembre pour les résultats.

15 mai 2009

Salon Intranet 2009 : sous le signe des histoires vécues

Visu-home-salon-intranet (article pour 01net) Il est trop tôt pour faire une synthèse complète du salon Solutions intranet et travail collaboratif qui s'est tenu au Cnit cette semaine. Un salon petit, ramassé, mais où la plupart des visiteurs avaient des projets ou une problématique en tête. Voici quelques points saillants, et bien sûr subjectifs, dans ce que j'y ai vu et entendu.

– Le collaboratif (travailler ensemble) est devenu la principale demande des entreprises. L'intranet est de plus en plus vu comme un outil de travail pour tous plutôt que comme un outil de communication pour quelques-uns.

– Les entreprises préfèrent les histoires vraies aux discours théoriques ou trop orientés vers les solutions logicielles : dans les ateliers et les tables rondes les plus fréquentés, il était question de business cases et de problématiques d'usage ou d'implémentation.

– Beaucoup d'offres originales et déjà technologiquement matures existent autour des réseaux sociaux, des conversations, des feed-backs d'employés ou de clients et des pages d'accueil personnalisées pour entreprises.

– Pour la première fois, des sociétés de conseil (seules quatre « petites » sont venues pour cette première) étaient présentes à côté des éditeurs de logiciels.

– Les entreprises commencent à s'intéresser aux réseaux sociaux (les appels d'offres le montrent), mais elles ne savent pas vraiment à quoi cela correspond : il y a là beaucoup à faire pour la « maturation du marché ».

Une remarque à ce propos : pour des raisons historiques – il y a bien longtemps que les outils de travail collaboratif existent –, on pense en général à déployer des solutions de travail collaboratif et, ensuite seulement, on pense éventuellement aux réseaux sociaux, qui viennent d'apparaître sur le marché. En fait, il faudrait faire exactement l'inverse : implémenter des fonctions de réseau social dans l'intranet, qui permettent la mise en relation des collaborateurs et forment le terreau des futurs groupes de travail collaboratif ou de communautés de pratiques.

24 avril 2009

Outils Web 2.0 : le piège de la facilité

SocialMediaUseatWork(pour 01net) Sur le Web, aujourd'hui, non seulement les outils sont faciles à utiliser et « intuitifs », mais ils sont souvent d'autant plus aisés à installer qu'ils sont hébergés (modèle SaaS : software as a service). Sans parler des blogs ni des wikis, il faut moins d'une demi-heure pour créer votre réseau social avec Ning, pas plus pour un site participatif avec Google, Affinitiz, etc. La liste est longue.

Du coup, d'innombrables pilotes d'outils du Web 2.0 sont lancés, et à peu près autant de carrefours vides ou de capharnaüms ingérables font croire aux entreprises que le Web 2.0, ce n'est pas fait pour elles, alors que pendant ce temps leurs employés continuent à adopter les nouveaux médias sociaux (voir le schéma ci-contre et le rapport complet d'une étude faite auprès de 500 employés aux Etats-Unis), ce qui a d'ailleurs, dit-on, des effets bénéfiques sur leur productivité (voir l'étude menée par Brent Coker, de l'université de Melbourne).

C'est justement la facilité d'utilisation de ces outils et leur champ d'application à haute valeur stratégique (les informations et les relations !) qui rendent leur impact potentiel sur l'entreprise aussi fort. Et, contrairement aux logiciels structurants (les ERP ou les outils métiers), les outils du Web 2.0 affectent davantage les managers et les modes d'organisation que les employés.

Que faire, alors ? Il n'existe pas encore de méthodologie stable et segmentée, même si les exemples de réussites et d'échecs commencent à être analysés et documentés. Espérons que le prochain salon Solutions intranet et travail collaboratif, les 12 et 13 mai prochain, organisé sous forme de tables rondes et d'ateliers, permettra d'y voir plus clair, avec des business cases sans langue de bois.

03 avril 2009

Adoption des outils collaboratifs : le diable est dans les détails

Devil-in-details Prendre conscience de l'utilité des outils de travail collaboratif, les choisir et les installer dans votre entreprise est une chose, faire changer les habitudes de travail de vos collaborateurs (et d'abord les vôtres) en est une autre. On perçoit bien l'intérêt immédiat de se rendre sur un site collaboratif quand on cherche de l'information, on le sent moins quand il s'agit d'y aller pour publier ce qu'on produit, car cela introduit une rupture dans le rythme de travail, difficile à intégrer dans les habitudes : ouvrir un navigateur Web, accéder au site, se connecter, cliquer sur le bon lien, ouvrir l'éditeur, attacher un document, mettre des mots-clés, publier, notifier… stop !

Un début de solution consiste à introduire ces opérations dans les étapes-clés de nos processus de travail actuels, en particulier la sauvegarde d'un document et l'envoi d'e-mails. Word 2007 permet déjà de publier un document dans Sharepoint, un blog, ou même l'excellent Drupal. Les outils blueKiwi et Jive SBS (entre autres) vous permettent de publier des notes en envoyant un e-mail, et MindUp transforme les échanges d'e-mails en forum structuré. Mais ces fonctionnalités sont encore imparfaites et surtout elles ne font que retarder le changement de mode de travail.

Une autre voie consiste à commencer par une application basique nativement collaborative, à effet positif immédiat. Par exemple, dans une équipe, vous pouvez remplacer tout le travail sur MS Office par les équivalents Google Docs ou Zoho. Les collaborateurs voient immédiatement les avantages (tout le monde travaille sur le même document, on ne se renvoie pas d'e-mail à chaque version, on sait toujours où on en est, les commentaires sont en un seul endroit, on peut même travailler offline), et l'adoption est rapide. Bien plus, la contagion peut s'étendre à d'autres outils tels que le calendrier partagé, comme l'atteste ce témoignage.

Le but est en fait qu'il n'y ait plus de frontière mentale entre l'ordinateur et l'espace collaboratif, que le travail produit, reçu, commenté, modifié soit perçu « dans le même lieu », à la fois personnel et collectif. On en est encore loin. Pour l'adoption plus massive des outils du Web 2.0 et le changement de culture, il faudra bien sûr d'autres approches, mais les esprits seront déjà préparés.

27 mars 2009

Yammer, un moyen simplissime de s’initier à l’entreprise 2.0

160848 (pour 01net, merci à eContent pour le dessin) Je travaille depuis plusieurs mois maintenant avec Yammer. Si vous connaissez Twitter, c'est la même chose, mais pour les entreprises. Sinon, on peut dire que c'est aujourd'hui un des moyens les plus simples de se familiariser avec l'entreprise 2.0, de basculer des technologies de l'information à celles de la relation.

Avec Yammer, je communique avec les collaborateurs de mon entreprise (et eux seulement). A tout moment de la journée, quand je commence un travail ou que je l'envoie, quand je reçois une information intéressante pour les autres ou rencontre un problème que je ne peux résoudre seul, j'envoie un court message. De mon ordinateur ou de mon téléphone. Pendant que j'y suis, je lis les messages envoyés par mes collègues. Et j'y réponds, si je peux et si je veux.

Rien d'obligatoire, dix minutes par jour. Aussi simple que les SMS qu'on s'envoie tous les jours entre amis.

A qui ça sert ? Aux personnes qui ont besoin de rester en contact avec des collègues qui ne sont pas dans le même bureau.

A quoi ça sert ?
1. Surtout à rester (ou me remettre) en contact, en lançant et recevant de petits signaux. Le sociologue Yves Winkin affirme que « la communication, quel que soit son support technique, c'est avant tout de la relation. L'information transmise reste toujours secondaire ». Je construis et alimente ainsi des relations qui seront à la base de mon réseau social interne.
2. Je m'habitue à penser relation au lieu de communication, activité au lieu d'information.
3. Je m'initie simplement à l'utilisation de tags (mots-clés).
4. Je dé-formalise mes relations avec les autres.
5. C'est un moyen soft de m'habituer à savoir à quoi je passe mon temps, sans la terrible contrainte du time-tracking.
6. L'outil est tellement simple que j'en ai fait rapidement le tour et je ressens d'autres besoins : système de questions, définition de groupes, moteur de recherche, etc. que je n'aurais pas pu exprimer clairement auparavant et qui me donnent envie d'aller plus loin.

Yammer a déjà beaucoup évolué depuis son lancement en septembre 2008, et des concurrents voient le jour, comme socialcast, plus riche en fonctions, mais encore sans réel client PC et téléphone. D'autre part les plates-formes orientées « réseaux sociau250px-Yammerx » comme blueKiwi, intègrent maintenant ce type de fonctions en interne.

20 février 2009

Le Web 2.0 en entreprise, ce n'est pas tout à fait le Web 2.0

160848 Rapidité, liberté, facilité, profusion, personnalisation... Si la richesse et le dynamisme du Web 2.0 peuvent enthousiasmer, il véhicule aussi des craintes plus ou moins justifiées : désordre, culte de l'amateur et mort de l'expert, perte de qualité, perte de temps, vol de notre identité voire de nos propriétés intellectuelles.

En entreprise, milieu plus limité et plus centré qu'Internet, les usages du Web 2.0 revêtent une autre forme, qui pourraient presque nous convaincre que nous pouvons avoir les qualités du Web 2.0 sans en subir les défauts. Le Web 2.0 en entreprise se conjugue à un système sous-jacent qui induit au moins six différences importantes :
1. On sait qui parle (ou écrit) : les contenus sont signés d'un vrai patronyme, pas avec un pseudo. Les informations conduisent à un collaborateur identifié. Tous font partie de l'entreprise ou de son environnement proche.
2. On sait à qui on parle : qui lit vos notes, consulte votre profil, etc.
3. Les objectifs sont partagés : la réussite de son entreprise, de son projet, de sa communauté d'expertise (même si les moyens ne le sont pas toujours).
4. Les langages sont communs ou voisins, ce qui facilite la compréhension et laisse plus de place à l'implicite.
5. Les utilisateurs sont dans une dynamique de projets et de résultat : leurs productions, leurs lectures et leurs parcours sont orientés par cette dynamique.
6. L'organisation et la hiérarchie influent sur les usages : orientent, structurent, mais peuvent aussi inhiber ou biaiser les comportements.

14 novembre 2008

bluekiwi 2009 : de "Knowledge is power" à "Relation is power"

Rien à dire, le cru 2009 de Bluekiwi va très loin dans ce qui fait sa caractéristique et son parti pris depuis sa création : le réseau social implicite, celui qu'on crée sans s'en rendre compte en laissant des traces sur notre bureau étendu et partagé : l'Intranet. Comme le dit Carlos Diaz, dans le nouveau monde connecté "relation is power", et tout est fait dans bK pour activer et renforcer le lien entre personnes, soit directement comme n'importe quel logiciel de réseaux sociaux, soit par l'intermédiaire des notes, des documents, commentaires, ratings, notifications etc. que l'on fait au jour le jour. Le contenu est le témoin qui relie les personnes, chacun est le relais qui donne sens et contexte aux contenus. Alors peut-on soumettre la connaissance au petit jeu de Wired ?

Expired
Tired
Wired
Que connais-tu ?
Qui connais-tu ?
Qui te connaît ?

Je n'oserai bien sûr pas essayer d'y confronter Sharepoint/Annuaire d'entreprise/Bluekiwi, je vous laisse le faire vous même. Merci en passant à Christophe Routhieau, architecte et concepteur de Bluekiwi qui a encore réussi à me surprendre par la richesse et l'originalité des nouvelles fonctionnalités. Bien vu, le "collect" ! A propos, Christophe, comment va Rodrigo ?
PS : Je n'ai pas encore essayé la nouvelle version qui devrait être disponible en janvier, donc j'y reviendrai. Mais si elle tient ses promesses, il ne restera que le plus dur à faire : établir les conditions de succès d'une nouvelle façon de travailler dans les organisations, basée sur la transparence (des décisions) et la confiance (réciproque) nécessaires pour que chaque collaborateur gagne à s'exposer, à s'exprimer et à participer au grand jour.

MAJ : pour plus de détails sur la soirée de présentation de bK 2009, lisez la note d'Hervé Kabla dont je partage  l'appréciation sur les prestations de Stowe Boyd et John Husband.

14 septembre 2008

spaghetti al sugo : mondialisation, combinaison et mélange

Spaghetti_coi_pomodoriniSpaghetti al sugo : Ce pilier de la cuisine italienne est un bel exemple de mondialisation, avec la pasta originaire de Chine, les tomates et le piment d'Amérique, et le basilic d'Iran ou d'Inde selon les sources. Il aura fallu tout le génie italien (et son huile d'olive) pour, non pas mélanger ces ingrédients, mais les combiner et en faire un de leurs plats les plus subtils et caractéristiques. Et pourtant, il est difficile d'imaginer la cuisine italienne sans la pasta, les tomates et le basilic. Traduction :
1) La mondialisation ne doit pas se réduire au déplacement -de ressources ou d'activités- ; elle ne prend son sens que par la combinaison d'éléments pour créer une innovation.
2) en intégrant des éléments externes à votre culture, vous ne mettez pas en péril votre chère identité, mais vous pouvez saisir l'occasion de la renforcer !
3) Ne jamais confondre le mélange qui banalise (bleu+jaune+rouge->marron) et la combinaison "mendélienne" (pour faire court) qui permet la diversité. Entre l'un et l'autre la différence est dans le respect de chaque "élément" et l'activation de leurs interrelations et complémentarités.

Je vous laisse, la pasta est sur le feu et les spaghetti me plaisent al dentone.

10 juin 2008

Enterprise 2.0 conference à Boston

Skyline_boston2Boston, capitale pour quelques jours de l'entreprise 2.0. Il y a ici pour cette 3ème édition une effervescence, une sensation que "c'est en route", beaucoup d'exposants, de la start-up aux "big 4", deux fois plus de participants que l'an dernier. Toute cette semaine, je blogue avec Richard Collin sur usages20, vous pourrez y suivre nos notes et vidéos.
Et comme nous avons envie de partager nos impressions et réflexions, nous organisons le 25 juin  une matinée d'échanges et de réflexions sur les enseignements de Enterprise 2.0 Conference 2008 dans les locaux de l' Ensam (151 boulevard de l'hôpital 75013) de 10 h à 13 h. Un buffet déjeunatoire est prévu.
Les places sont limitées ; si vous souhaitez y participer, merci de m'envoyer un mail à marc.fouchecour(at)ensam.eu

Voici nos dernières notes sur la Conférence Enterprise 2.0 2008 sur www.usages20.com

11 mai 2008

les meilleurs des mondes

...Peut-on réunir les informations de l'entreprise en un lieu unique sans le transformer en capharnaüm ou en temple rigide et impersonnel ? (voir ma note précédente)
La "bonne nouvelle", c'est que la réponse est oui, justement parce que ce lieu unique est numérique et non physique : ce sont d'autres lois qui s'y appliquent, merci à David Weinberger de nous le montrer de façon lumineuse.
Ce qui compte est autant la façon dont on classe les informations, que les informations elles-mêmes, il suffit de regarder le JT pour s'en rendre compte. Dans l'espace commun, je devrais dire partagé, inutile de s'épuiser à définir UN référentiel commun, UNE taxonomie, UN classement, comme dans le monde réel : les objets informationnels peuvent dans le monde numérique occuper autant de catégories que l'on veut. En d'autres termes, chacun peut classer les informations comme il l'entend, comme sur son ordinateur. Voici un espace où chacun pourra se sentir dans le meilleur des mondes pour lui, en l'arrangeant de façon personnelle, comme pour le visage de Marilyn Monroe ci-dessous, mais qui contiendra en un même lieu tous ces meilleurs des mondes dont le voisinage et la confrontation seront fertiles, y compris par l'émergence de catégories partagées.

Merci à l'excellent site webexhibits "color vision & art" pour l'animation

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