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Usages 2.0 par NEXTMODERNITY : Usages professionnels web 2.0, communautés, travail collaboratif, réseaux sociaux

entreprise 2.0

03 juillet 2009

mix : 01net + nouvel économiste + countdown retour de Boston

Boston_RDC1 La rubrique "experts" de 01net se rapproche à pas comptés de fonctionnalités 2.0 avec le flux RSS et les pages dédiées. On salue le progrès en se demandant si une bonne plate-forme standard de blog ne serait pas préférable à un outil "fait à la main".
Le Nouvel Economiste publie cette semaine un article sur e-learning et serious gaming, à la suite de la matinée -à laquelle j'avais participé- organisée par le Centre d'Analyse Stratégique le 26 mai dernier pour le lancement de l'appel à projet web 2.0 et serious gaming. Je ne résiste pas au plaisir de citer le 1er paragraphe : La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information”... Marc de Fouchécour, professeur à Arts et Métiers Paristech et directeur associé de Nextmodernity, aime citer Albert Einstein pour justifier l’intérêt du “serious game” dans la formation.", pas seulement parce que je suis cité ;-) , mais aussi parce que ceux qui connaissent relatime savent qu'Albert Einstein en est, en quelque sorte, le parrain.
Je salue au passage la générosité (ou la lucidité ?) du Nouvel Economiste qui offre gratuitement sa version online, et reste perplexe sur le format journal, bien moins pratique que le format texte à l'usage.
En prime, un relatimer (countdown) pour la matinée retour de Boston de mardi prochain 7 juillet. A mardi, donc !

02 juillet 2009

INVITATION "Retour de Boston 2009: le meilleur de la conférence Enterprise 2.0" – 7 juillet : 9h30-12h30 Paris

Headere2conf2 Nous avons le plaisir de vous inviter le 7 juillet matin au séminaire "Retour de Boston 2009 : le meilleur de la conférence Enterprise 2.0 " animé par moi-même et Richard Collin, Professeur, Directeur de l'Institut de l'Entreprise 2.0  à Grenoble Ecole de Management.

A la lumière des rencontres et débats tenus à Enterprise 2.0 2009, cette réunion très interactive et concrète permettra d'aborder ensemble quelques unes des questions clés, à savoir notamment, les  fondamentaux de l'Entreprise 2.0, les nouvelles façons de travailler, le  leadership et le management 2.0, des benchmarks et des cas exemplaires d'entreprises  2.0, les outils sociaux pour l'entreprise ...

Pour permettre des échanges aussi fructueux et constructifs que l'année dernière le nombre de participants est limité à 100 personnes.
Inscrivez vous rapidement et nous vous confirmerons votre inscription.

Cliquez ici afin de vous inscrire, ou recopiez l'adresse ci-dessous dans votre navigateur :
http://e-dva.net/i.ies?k=e8a598c5e79ee6aa3b78f6805578dc32198

Rendez vous  donc le 7 juillet de 9h30 à 12h30 aux Arts et Métiers Paristech , 151, Boulevard de l'Hôpital 75013 Paris.

A lire : les posts de Richard Collin et moi sur Nextmodernity.

24 juin 2009

Technologies Entreprise 2.0 conférence 2009 : l'oiseau et l'éléphant

Elephant_bird Les symboles technologiques de cette édition E2 2009 Boston sont l'oiseau gazouilleur twitter, et l'éléphant Sharepoint dans le magasin de porcelaines des social software.
Twitter est sur toutes les lèvres, dans tous les exemples, venu des nuages comme ses prédécesseurs blogs et wiki, et plaqué ici à la va-vite dans des présentations qui sentaient un peu trop leur millésime 2008. Il est le fer de lance des applications hautement sociales et relationnelles, leur cheval de Troie dans l'entreprise encore trop fortifiée.
Sharepoint est dans tous les comptes (2/3 des grandes entreprises pour la précision), choisi pour trois raisons principales et ô combien corporate : 1. on l'a déjà, 2. sécurité, confidentialité, stabilité. 3. il ne remet pas en question les modes de management internes : "L'entreprise 2.0 est une évolution, pas une révolution". Disent-ils.
Tous les débats tournent autour de "The Sharepoint Factor" #e2conf31, où les questions se résument à "comment alléger, améliorer, cacher l'incontournable et cumbersome Sharepoint" ? et les plus pessimistes se demandent si Sharepoint ne sera pas la killer application, au sens propre, de l'Entreprise 2.0.
Tous les rêves et les réflexions de fond (voir notamment l'excellente présentation de Stowe Boyd dans "Open Enterprise 2009 in Depth" #e2conf37 et "How twitter change everything" #e2conf21) se cristallisent, eux, autour du petit oiseau et de ses cousins en habit d'entreprise yammer, socialcast et une dizaine d'autres. J'y reviendrai car je crois que twitter est porteur de paradigmes forts.
Elephant_in_tree Il reste qu'entre une technologie ultra-simpliste dont les nouveaux usages s'inventent et se répandent littéralement chaque jour, fondé sur le minimalisme et la rapidité, qui peut enthousiasmer et inquiéter, et un monument de complexité et de staticité, qui peut paralyser et rassurer, le combat reste incertain. Impossible à Microsoft de grimper dans le nid que twitter a quitté depuis longtemps, ce n'est pas le destin de twitter de devenir aussi gros que Microsoft.
La solution sera-t-elle une multitude d'applications légères et versatiles sur le dos de portails pachydermes et stables ? La question n'est pas aujourd'hui tranchée.

Note : les présentations citées seront bientôt mises en ligne, nous ajouterons les liens dès qu'ils seront disponibles ; la plupart des interventions ont été twittées et vous retrouverez les tweets correspondants sur twitter, en tapant par exemple #e2conf31 dans la fenêtre de recherche. Ah, bien sûr il vous faut être inscrit à twitter pour le faire. Mais après tout c'est l'occasion d'essayer !

17 juin 2009

Conférence Enterprise 2.0 2009 : quoi, pourquoi, comment et pour qui ?

Enterprise1.0-Enterprise2.0 Je serai à Boston la semaine prochaine pour cet événement annuel, où, au-delà des schémas simplificateurs qui pourraient nous faire croire que les entreprises vont passer d'un mode hiérarchique, bureaucratique, rigide, top-down, centralisé, complexe et j'en passe à une organisation plate, agile, flexible, bottom up, distribuée et simple, j'espère y entendre des histoires vraies d'organisations qui conjuguent la hiérarchie et les réseaux sociaux, les processus et les relations. Il ne s'agit pas, pour filer une métaphore bien connue, de préférer le cerveau droit au cerveau gauche, mais bien de les coordonner pour tirer le meilleur parti de l'un et de l'autre.
Le document de présentation de la conférence décrit le glissement de valeur qui est en train de s'opérer vis-à-vis des informations contenues dans les applications métier : ce ne sont pas les données qui comptent, mais la façon dont les collaborateurs les utilisent et les transforment. Ce changement de point de vue bouleverse les indicateurs de valeurs et les modes de conception : on va évaluer ou modéliser des comportements, plus que des données. Cela explique d'ailleurs la difficulté qu'ont certains éditeurs d'outils ou services informatiques data centric à parler avec des maîtrises d'ouvrage user driven : le dialogue de sourds est inévitable.

Une importante nouveauté de cette édition est, pour nous Européens, une session où intervient pour la première fois un speaker français, Richard Collin, professeur à Grenoble Ecole de Management, où il dirige l'institut Entreprise 2.0 : Il y parlera des « Perspectives de l'entreprise 2.0 à l'étranger » (traduisez : en Europe et en Asie). C'est un point crucial. Les nombreuses expériences dont nous entendrons parler à Boston (IBM research, EMC, Deloitte, Genentech, Sabre, Volvo, SKS, UBM, Lockheed Martin, Alcatel-Lucent, Humana, Fidelity Investments, Beacon Capital Partners, New York State, JetBlue Airways, etc.) recouvrent un large champ de secteurs et de tailles d'organisations, mais elles sont presque toutes américaines, ou anglo-saxonnes : le modèle de l'entreprise 2.0 est-il compatible avec d'autres cultures, en particulier la nôtre ? Quels sont nos freins et nos atouts spécifiques pour l'entreprise 2.0 ? Comment adapter, convaincre, changer en France ? J'espère y trouver des éléments de réponses, ou au moins de bonnes questions.

08 juin 2009

Que penser de l'appel à projet Web 2.0 et serious gaming du gouvernement ?

Euroerba(pour 01net) Avant tout quelques chiffres. Le marché français du jeu vidéo représente 6,7 % du marché mondial, celui des serious games seulement 0,6 % : le transfert de compétences d'un secteur à l'autre s'impose en effet. Le marché professionnel du Web 2.0 pèsera 4,6 Md$ en 2013 selon Forrester, ce qui correspond à une croissance annuelle de 46 %. Ce serait dommage de rater le train !

On apprend beaucoup de choses de l'appel à projet du gouvernement et d'abord une définition courte et efficace du Web 2.0 : « Les services participatifs et sociaux sur Internet ». Participatif : où les internautes agissent. Sociaux : où ils interagissent. Limpide. Ensuite, l'orientation clairement professionnelle de l'appel ; les jeux : sérieux ; le Web 2.0 : pour les entreprises.

Enfin, l'ouverture vers les projets de nouveaux usages, au delà des technologies ! C'est, je l'espère, un début de prise de conscience que pour le Web – qu'il soit Internet ou Intranet – la technologie ne suffit pas pour faire basculer les usages et la culture d'une logique hiérarchique et cloisonnée vers une dynamique en réseau et ouverte. On ne peut pas utiliser avec efficacité les outils 2.0 avec une culture 1.0, et les entreprises doivent être accompagnées et formées pour combiner leur culture avec ces nouvelles approches. Le coût décroissant des outils Web 2.0 ne doit pas masquer le nécessaire investissement en services et formation.

Sur quel terrain, en ce qui concerne le Web 2.0, arrive cet appel d'offres ? Côté éditeurs, nous n'avons pas en France à rougir de la comparaison avec les Etats-Unis ou avec le reste de l'Europe. Affinitiz, Bluekiwi, Feedback20, Jamespot, Personall, Portaneo, Seemy, Slideo, Talkspirit, Xwiki, Yoolink sont toutes des solutions dédiées aux entreprises, déjà technologiquement matures, développées par des sociétés françaises (eh oui, le nom est trompeur) et dont le marché est international (mes excuses à ceux que j'ai oublié, merci de vous signaler). Un coup de pouce pour leurs innovations sera le bienvenu. Côté sociétés de services, l'offre est plus jeune, comme d'ailleurs la prise de conscience d'un besoin d'accompagnement des usages, mais la présence de quatre d'entre elles pour la première fois au Salon Intranet 2009 est un signe encourageant.

Certes le délai est bien court pour le dépôt de dossier (avant le 6 juillet) et comme le souligne l'article de 01net., les examinateurs auront plus de temps pour étudier les dossiers que les candidats pour les rédiger, mais cela privilégiera des projets déjà en gestation, donc courageux en ces temps d'investissement frileux.

Bonne chance donc aux candidats, et rendez-vous en septembre pour les résultats.

15 mai 2009

Salon Intranet 2009 : sous le signe des histoires vécues

Visu-home-salon-intranet (article pour 01net) Il est trop tôt pour faire une synthèse complète du salon Solutions intranet et travail collaboratif qui s'est tenu au Cnit cette semaine. Un salon petit, ramassé, mais où la plupart des visiteurs avaient des projets ou une problématique en tête. Voici quelques points saillants, et bien sûr subjectifs, dans ce que j'y ai vu et entendu.

– Le collaboratif (travailler ensemble) est devenu la principale demande des entreprises. L'intranet est de plus en plus vu comme un outil de travail pour tous plutôt que comme un outil de communication pour quelques-uns.

– Les entreprises préfèrent les histoires vraies aux discours théoriques ou trop orientés vers les solutions logicielles : dans les ateliers et les tables rondes les plus fréquentés, il était question de business cases et de problématiques d'usage ou d'implémentation.

– Beaucoup d'offres originales et déjà technologiquement matures existent autour des réseaux sociaux, des conversations, des feed-backs d'employés ou de clients et des pages d'accueil personnalisées pour entreprises.

– Pour la première fois, des sociétés de conseil (seules quatre « petites » sont venues pour cette première) étaient présentes à côté des éditeurs de logiciels.

– Les entreprises commencent à s'intéresser aux réseaux sociaux (les appels d'offres le montrent), mais elles ne savent pas vraiment à quoi cela correspond : il y a là beaucoup à faire pour la « maturation du marché ».

Une remarque à ce propos : pour des raisons historiques – il y a bien longtemps que les outils de travail collaboratif existent –, on pense en général à déployer des solutions de travail collaboratif et, ensuite seulement, on pense éventuellement aux réseaux sociaux, qui viennent d'apparaître sur le marché. En fait, il faudrait faire exactement l'inverse : implémenter des fonctions de réseau social dans l'intranet, qui permettent la mise en relation des collaborateurs et forment le terreau des futurs groupes de travail collaboratif ou de communautés de pratiques.

24 avril 2009

Outils Web 2.0 : le piège de la facilité

SocialMediaUseatWork(pour 01net) Sur le Web, aujourd'hui, non seulement les outils sont faciles à utiliser et « intuitifs », mais ils sont souvent d'autant plus aisés à installer qu'ils sont hébergés (modèle SaaS : software as a service). Sans parler des blogs ni des wikis, il faut moins d'une demi-heure pour créer votre réseau social avec Ning, pas plus pour un site participatif avec Google, Affinitiz, etc. La liste est longue.

Du coup, d'innombrables pilotes d'outils du Web 2.0 sont lancés, et à peu près autant de carrefours vides ou de capharnaüms ingérables font croire aux entreprises que le Web 2.0, ce n'est pas fait pour elles, alors que pendant ce temps leurs employés continuent à adopter les nouveaux médias sociaux (voir le schéma ci-contre et le rapport complet d'une étude faite auprès de 500 employés aux Etats-Unis), ce qui a d'ailleurs, dit-on, des effets bénéfiques sur leur productivité (voir l'étude menée par Brent Coker, de l'université de Melbourne).

C'est justement la facilité d'utilisation de ces outils et leur champ d'application à haute valeur stratégique (les informations et les relations !) qui rendent leur impact potentiel sur l'entreprise aussi fort. Et, contrairement aux logiciels structurants (les ERP ou les outils métiers), les outils du Web 2.0 affectent davantage les managers et les modes d'organisation que les employés.

Que faire, alors ? Il n'existe pas encore de méthodologie stable et segmentée, même si les exemples de réussites et d'échecs commencent à être analysés et documentés. Espérons que le prochain salon Solutions intranet et travail collaboratif, les 12 et 13 mai prochain, organisé sous forme de tables rondes et d'ateliers, permettra d'y voir plus clair, avec des business cases sans langue de bois.

03 avril 2009

Adoption des outils collaboratifs : le diable est dans les détails

Devil-in-details Prendre conscience de l'utilité des outils de travail collaboratif, les choisir et les installer dans votre entreprise est une chose, faire changer les habitudes de travail de vos collaborateurs (et d'abord les vôtres) en est une autre. On perçoit bien l'intérêt immédiat de se rendre sur un site collaboratif quand on cherche de l'information, on le sent moins quand il s'agit d'y aller pour publier ce qu'on produit, car cela introduit une rupture dans le rythme de travail, difficile à intégrer dans les habitudes : ouvrir un navigateur Web, accéder au site, se connecter, cliquer sur le bon lien, ouvrir l'éditeur, attacher un document, mettre des mots-clés, publier, notifier… stop !

Un début de solution consiste à introduire ces opérations dans les étapes-clés de nos processus de travail actuels, en particulier la sauvegarde d'un document et l'envoi d'e-mails. Word 2007 permet déjà de publier un document dans Sharepoint, un blog, ou même l'excellent Drupal. Les outils blueKiwi et Jive SBS (entre autres) vous permettent de publier des notes en envoyant un e-mail, et MindUp transforme les échanges d'e-mails en forum structuré. Mais ces fonctionnalités sont encore imparfaites et surtout elles ne font que retarder le changement de mode de travail.

Une autre voie consiste à commencer par une application basique nativement collaborative, à effet positif immédiat. Par exemple, dans une équipe, vous pouvez remplacer tout le travail sur MS Office par les équivalents Google Docs ou Zoho. Les collaborateurs voient immédiatement les avantages (tout le monde travaille sur le même document, on ne se renvoie pas d'e-mail à chaque version, on sait toujours où on en est, les commentaires sont en un seul endroit, on peut même travailler offline), et l'adoption est rapide. Bien plus, la contagion peut s'étendre à d'autres outils tels que le calendrier partagé, comme l'atteste ce témoignage.

Le but est en fait qu'il n'y ait plus de frontière mentale entre l'ordinateur et l'espace collaboratif, que le travail produit, reçu, commenté, modifié soit perçu « dans le même lieu », à la fois personnel et collectif. On en est encore loin. Pour l'adoption plus massive des outils du Web 2.0 et le changement de culture, il faudra bien sûr d'autres approches, mais les esprits seront déjà préparés.

27 mars 2009

Yammer, un moyen simplissime de s’initier à l’entreprise 2.0

160848 (pour 01net, merci à eContent pour le dessin) Je travaille depuis plusieurs mois maintenant avec Yammer. Si vous connaissez Twitter, c'est la même chose, mais pour les entreprises. Sinon, on peut dire que c'est aujourd'hui un des moyens les plus simples de se familiariser avec l'entreprise 2.0, de basculer des technologies de l'information à celles de la relation.

Avec Yammer, je communique avec les collaborateurs de mon entreprise (et eux seulement). A tout moment de la journée, quand je commence un travail ou que je l'envoie, quand je reçois une information intéressante pour les autres ou rencontre un problème que je ne peux résoudre seul, j'envoie un court message. De mon ordinateur ou de mon téléphone. Pendant que j'y suis, je lis les messages envoyés par mes collègues. Et j'y réponds, si je peux et si je veux.

Rien d'obligatoire, dix minutes par jour. Aussi simple que les SMS qu'on s'envoie tous les jours entre amis.

A qui ça sert ? Aux personnes qui ont besoin de rester en contact avec des collègues qui ne sont pas dans le même bureau.

A quoi ça sert ?
1. Surtout à rester (ou me remettre) en contact, en lançant et recevant de petits signaux. Le sociologue Yves Winkin affirme que « la communication, quel que soit son support technique, c'est avant tout de la relation. L'information transmise reste toujours secondaire ». Je construis et alimente ainsi des relations qui seront à la base de mon réseau social interne.
2. Je m'habitue à penser relation au lieu de communication, activité au lieu d'information.
3. Je m'initie simplement à l'utilisation de tags (mots-clés).
4. Je dé-formalise mes relations avec les autres.
5. C'est un moyen soft de m'habituer à savoir à quoi je passe mon temps, sans la terrible contrainte du time-tracking.
6. L'outil est tellement simple que j'en ai fait rapidement le tour et je ressens d'autres besoins : système de questions, définition de groupes, moteur de recherche, etc. que je n'aurais pas pu exprimer clairement auparavant et qui me donnent envie d'aller plus loin.

Yammer a déjà beaucoup évolué depuis son lancement en septembre 2008, et des concurrents voient le jour, comme socialcast, plus riche en fonctions, mais encore sans réel client PC et téléphone. D'autre part les plates-formes orientées « réseaux sociau250px-Yammerx » comme blueKiwi, intègrent maintenant ce type de fonctions en interne.

06 mars 2009

Comment refondre son intranet quand on ne sait pas ce que l’on veut ?

Mission-impossible-66-tv-02-g(pour 01net) Votre mission : concevoir, réaliser et mettre en place le futur intranet de votre entreprise. Vous savez, celui qui sera vraiment utilisé par tous les employés pour être mieux informés, plus efficaces et plus innovants individuellement et collectivement. Celui que les employés ne déserteront pas pour LinkedIn, Facebook et Google docs...

Trois constats s'imposent :
- au démarrage, souvent, vous ne savez pas plus ce dont vous avez besoin qu'un cocher du XIXe siècle à qui on aurait demandé de définir les spécifications de la prochaine Renault. Inutile de demander aux utilisateurs finaux, sauf s'ils sont digital natives, mais attention ils sont aussi souvent digital naïves.
- vous n'arriverez pas à comprendre comment les outils Web 2.0 vont changer vos modes de travail et de communication en lisant la liste des fonctionnalités, mais en les utilisant au jour le jour.
- vous avez besoin d'objets d'échanges entre vous et les fournisseurs de solutions : une navette, voire une patate chaude, qui contient des significations partagées sur le projet.

Que faire ? Vos éléments de base pour dialoguer sont en général des histoires (vision, business cases), des images (maquettes) et des listes (les spécifications). Classiquement, les systèmes d'information et SSII lisent surtout les listes, vous demandent de les valider et, pire encore quelquefois, de les écrire ! C'est ce qui se passera sans doute si vous demandez à votre responsable SI, à votre éditeur actuel (vous savez, celui qui s'occupe déjà de votre système d'exploitation) ou à une SSII intégrateur. Toutes entités compétentes pour résoudre les problèmes compliqués, ceux qui s'analysent et se simplifient à l'aide de listes, pas les problèmes complexes, ceux qui concernent nos organisations, leurs collaborateurs et leurs relations.

Cherchez plutôt un interlocuteur qui s'intéresse à vos histoires et à vos images. L'intranet le plus abouti que j'ai vu aux dernières Rencontres intranet était celui de Dassault Systèmes. Le pilote du projet était présent, à côté du responsable du développement. Le premier expliquait qu'il avait rédigé à cette occasion le premier cahier des charges de sa vie. Et demande à son voisin : “ Tu l'as lu ?
- Non. ” ;-)

Pourquoi le résultat était-il aussi bon ? Parce que les développeurs ont su traduire les histoires en spécifications et qu'ils ne faisaient pas valider les listes, mais leur traduction directe sur l'écran en scénarios (histoires et images). Aujourd'hui les histoires et les images ne sont plus sur papier, mais sous forme de maquettes fonctionnelles développées pratiquement en temps réel.

Comme vous n'avez sans doute pas la chance – et moi non plus – d'avoir sous la main une équipe de développeurs comme celle de Dassault Systèmes, comment faire ? Une des solutions est de choisir un éditeur réellement engagé dans les technologies 2.0, d'utiliser en situation réelle pendant quelques semaines ou mois ses solutions (en étant accompagné pour vous engager concrètement dans de nouveaux usages), de choisir ses produits sur un critère de good enough (pas de fossé critique) et sa vision sur un critère de best of. Puis lui faire confiance : si la vision est bonne, les fonctions suivront. C'est ce qu'a fait Valeo avec Google Apps.

Cerise sur le gâteau : vous allez découvrir des fonctions dont vous ignoriez avoir besoin et des usages dont vous ne soupçonniez pas l’existence. Et si finalement vous ne choisissez pas cet éditeur, vous aurez au moins atteint un résultat important : vous saurez mieux ce que vous voulez et aussi ce que vous ne voulez pas !

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